Fantastique

La Belle au Lys – Aude Reco

La belle au LysRésumé:
Bombay, Indes britanniques.
Lady Horsey contacte Dominic Yelverton, ancien inspecteur de Scotland Yard, pour enquêter sur le portrait d’une femme. À la nuit tombée, le lys dans ses cheveux saigne.
Une famille divisée apparaît à Dominic, dans la villa Myosotis. Porteuse de secrets, elle voit les fleurs se dessécher, des fantômes arpenter les couloirs silencieux et visiter la maîtresse des lieux…

« Le mal règne à la villa Myosotis. Le mal règne partout, partout, partout. »

 

 



Mon avis
:

Aude Réco a une manière bien personnelle d’aborder l’écriture d’histoires ayant pour scène une maison hantée. Après une robe de mariée qui saigne dans « Noces d’éternité », l’hémoglobine s’échappe cette fois du lys dans les cheveux d’une jeune fille dont le portrait trône dans la chambre de Lady Horsey. Cette dernière décide de faire appel à Dominic Yelverton, ancien inspecteur au Yard afin de faire la lumière sur cette étrange affaire. Hélas, le lys ensanglanté n’est pas le seul phénomène surnaturel auquel l’inspecteur sera confronté.

Les personnages sont sombres et bien construits. Chacun aura à cœur de garder jalousement son odieux secret, ce qui mettra des bâtons dans les roues de l’inspecteur. Et Lady Horsey n’est pas en reste. Pourquoi cache-t-elle son visage derrière un voile qu’elle n’ôterait pas pour tout l’or du monde ? Et comment expliquer ses brusques sautes d’humeur ?

En revanche, le style d’écriture m’a déroutée au début de ma lecture. En effet, l’histoire suit son cours par l’intermédiaire d’un personnage différent à chaque chapitre. Il faut donc bien être attentif au prénom inscrit en gras dans le titre du chapitre pour ne pas s’y perdre. Cette technique de narration est intéressante, mais donne parfois l’impression que l’intrigue tourne en rond, car certains événements sont relatés plusieurs fois.

Malgré cela, Aude Réco parvient à maintenir le suspens jusqu’à la dernière ligne. Elle endort le lecteur en le confortant dans ses spéculations sur ce qu’il se passe vraiment au cœur de cette sinistre villa. Et puis, elle apporte un élément qui vient faire voler en éclat ses certitudes et nous balade d’hypothèse en hypothèse. Et comme l’indique la quatrième de couverture « Le mal règne partout, partout, partout ».

Ce fut donc une nouvelle agréable à lire et je remercie les éditions du Petit caveau de m’avoir permis de la découvrir.


Note : ★★★☆☆

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